|
Baboone 
France
Messages : 545
|
Date du message :
juillet 28, 2011 04:02
|
Aller voir son site : angeloventuri.com
Ce poète est inépuisable, très touchant par l'amour de l'autre de la nature , Il a publié, depuis 1984, vingt recueils de poèmes , allez donc le lire.
Devant un mur-miroir. Je n’y ai pas vu mon image. Je l’ai traversé. Je n’ai pas peur de la vérité. La haute mer a des rails. La vérité a l’habitude de s’y déplacer Elle aime les rails du fini Seul le vent les a rencontrés Par hasard Et quelques vagues du large Qui courent sans savoir où Ni vers quoi Ni vers qui. La haute mer a des gares Très fréquentées Les vérités s’y bousculent Les phares en ont entendu parler Par les vagues qui racontent tant d’histoires. Même le soleil s’y est perdu. Les grands fleuves s’y sont donné rendez-vous. Ils parlent de l’infini Des sommets Du non vu Des chemins sans chemin Ils se disent amis du vent J’y ai reconnu le Pô le Nil Le Mékong l’Irrawaddy Je les entends parler Leur concile n’est pas fini.
Mars 2002
Angelo VENTURI est né le 25 août 1939 à Villa Cappella, hameau de Ceresara, près de Mantoue en Italie.
Son enfance dans la plaine du Pô a connu les sévérités et les tendresses d’une Nature à laquelle il s’est peu à peu identifié. Elle est devenue l’épiphanie de sa vie intérieure, le visible de son invisible. Après des études universitaires de philosophie, psychologie et théologie à Milan, il s’est installé en France en poursuivant des études universitaires de lettres classiques et d’italien à Rouen, Caen et Paris. Après un long séjour en Normandie et avoir poursuivi des études de droit, d’archéologie et de mathématiques dans différentes facultés françaises et italiennes, il a été, jusqu’en juin 2002, professeur de sciences et techniques documentaires à Saint-Raphaël
*Ce message a été édité le 10-Mar-2010 7:37 AM par Baboone*
|
|
-grimalkin- 
Admin famille
France 
|
Date du message :
mars 10, 2010 12:15
|
je suis allée sur le site, Baboone...c'est copieux...ça coule de source mais...
(27 décembre 1971)
J’irai pêcher les brumes du matin Hautes herbes mêlées d’avoines sauvages Marcher seul tout droit sur le sentier Faims Regards Sous l’arbre au départ Chevaucher les huppes du songe Mains de l’invisible Rythmes d’oiseaux et de soleils sous les tamariniers Ouvrir une fenêtre sur le jour Doutes Champs de roseaux L’appel de la plaine Falaise d’illusions Sentiments en migration Apercevoir le bonheur Aux quais de l’être Être attendu Le cerisier de la cour intérieure Somnolence de navires aux voilles baissées Passés au présent Couchant d’ailes Estuaires Le cri d’un rapace Sur le fleuve Congo Agaves et aloès sous les frangipaniers
Angelo Venturini
|
|
Baboone 
France
Messages : 545
|
Date du message :
mars 11, 2010 05:13
|
Que veux dire le mais Grimalkin peux tu me dire ?
Devant le port vide Assis Perdu A la terrasse du café Devant le port Vide Mon regard n’a pas d’attente.
Je l’ai senti Pourtant Poser sur mon visage Le matin calme de ses yeux Chaude promesse Porte ouverte au possible Intense vitrail Où filtrent le désir Les visions émues L’appel de sa jeunesse. A la croisée de nos regards Rivages sans ports Sans comptoirs établis d’avance Il devint sourire Tendresse du jour qui plonge Et m’enivre De ce moût Qui est sang Mémoire de caresses Beauté du corps Deviné Vêtu d’âme D’attente Amour aimé.
Quand j’ai détourné les yeux Devant mon regard Le port s’était rempli Tout à coup De bateaux …De voyages.
Septembre 1992
*Je serai le timonier de vos navires aux adolescents de tout âge
Adolescents Cheveux blancs Cheveux noirs Lacs salés Lacs asséchés Reposoirs aux caresses Désirs de harpe De flûtes traverses Qui espérez des mains Des lèvres Pour jouer Chanter L’étreinte ultime Du plein et du vide Qui avez la prétention de parler au vent et à ses promesses Je regarderai Du haut des remparts Votre courage dans la plaine Et je serai le timonier de vos navires J’inonderai Avec l’écume de vos hanches Les courbes Si douces Des lagons mythiques Où s’en va la voile Trop ivre Du poème à faire Défaire Refaire Au gré du flux et reflux des surprises Où roulent S’enroulent Les collines du corps en sourire Errance de l’âme Qui cherche La route des mots pour se dire… Adolescents Printemps en devenir Soyons humbles Devant l’océan des orages Question sans fin du monde Trop explorée Sans réponse. Où sont-ils ceux qui savent? Nous suivrons les albatros jusqu’au bout de notre amour Leurs ailes auront assez d’ombre Pour le proteger contre les infinis inutiles Le sel-mirage du midi Qui assèche toutes les promesses Sur les talus d’eau Où coule le sang Blanc De la galaxie.
Et nous serons à la hauteur de nos songes.
Angelo Venturi (Avril 2000)
|
|
Baboone 
France
Messages : 545
|
Date du message :
mars 12, 2010 03:34
|
Les branches du matin ont perdu le printemps Un train Sans gares Me traverse Sur des rails abandonnés. La rouille de mon paysage N’arrive pas à s’en souvenir. Il traverse le temps Vos visages Toujours présents Aimés.
Des moulins à vent au loin. Les phares regardent le large Sur les rives du songe.
Des pirogues sur un fleuve inventé.
Courir dans les champs non fauchés Avec des caresses dans le regard Mains d’amours retrouvées.
Un cheval blanc Un cheval noir Au rendez-vous sous les branches du matin. Le jour a effacé l’arc-en-ciel Les branches ont perdu le printemps. Dois-je choisir le noir ou le blanc ? La rosée les abreuve de mon sang.
Reposoir de portes qui se ferment Pyxides de portes qui s’ouvrent Viatique de lumière De désir Où tout s’épanouit La liberté et le sourire. Angelo VENTURI
Août 2004
|
|
-grimalkin- 
Admin famille
France 
|
Date du message :
mars 12, 2010 11:59
|
Il y a un cri d’enfant au coeur de l’hiver En face Sourire d’une promesse inconnue Viens… on va chercher le printemps Je t’ai laissé au bord de la route Éternité Voyage d’attente Devant le port vide Ma parole Obsession Un espoir
Angelo Venturi
(pas mal celui-là. )
|